Ressources complémentaires

Cet article fait partie du LAB IA Horizon Duo.

Vous y trouverez les guides PDF, tutoriels, workflows, retours d'expérience et ressources associés à cette série.

Si vous n'avez pas lu le premier épisode :

Le Grand MĂ©nage NumĂ©rique #1 — Reprendre le contrĂŽle de ses projets avec Obsidian, un dashboard et l'IA

Dans le premier Ă©pisode du Grand MĂ©nage NumĂ©rique, nous avons parlĂ© d’Obsidian.

L’objectif Ă©tait de poser les fondations : rassembler ses idĂ©es, ses sources, ses contenus et ses projets dans une forme de second cerveau.

Obsidian permet de retrouver, relier et documenter.

Mais une fois cette mémoire construite, une autre question apparaßt :

comment savoir quoi faire de tout ce que l’on a retrouvĂ© ?

Une mémoire sans pilotage peut vite devenir une bibliothÚque silencieuse.

On sait que les choses existent.

Mais on ne sait pas toujours ce qui est terminĂ©, ce qui est en cours, ce qui mĂ©rite d’ĂȘtre relancĂ© ou ce qui devrait ĂȘtre archivĂ©.


Quand les projets deviennent plus difficiles à gérer que les créer

Lorsque l’on dĂ©bute un projet, le problĂšme est souvent le manque d’idĂ©es.

Mais Ă  mesure que l’on crĂ©e, un phĂ©nomĂšne inverse apparaĂźt.

On accumule :

  • des articles ;
  • des idĂ©es de vidĂ©os ;
  • des podcasts ;
  • des applications ;
  • des livres ;
  • des formations ;
  • des ressources pĂ©dagogiques ;
  • des brouillons ;
  • des outils commencĂ©s puis oubliĂ©s.

Chaque élément peut avoir du sens pris séparément.

Mais l’ensemble devient progressivement plus difficile à piloter.

Dans mon cas, l’écosystĂšme Horizon Duo s’est construit par couches successives : articles, applications, livres, podcasts, vidĂ©os, outils pĂ©dagogiques, formations et expĂ©rimentations autour de l’intelligence artificielle.

Le problĂšme n’était plus de crĂ©er.

Le problÚme était devenu de savoir ce qui était terminé, ce qui était en cours et ce qui était simplement abandonné.


La question centrale

La question de cet épisode est finalement assez simple :

comment savoir oĂč l’on va quand on a cinquante projets ouverts ?

Ce chiffre peut varier.

Certains auront dix projets.

D’autres en auront cent.

Mais le mĂ©canisme reste le mĂȘme.

Un formateur peut gérer :

  • plusieurs cours ;
  • plusieurs promotions ;
  • des exercices ;
  • des quiz ;
  • des Ă©tudes de cas ;
  • des ressources Ă  mettre Ă  jour.

Un créateur de contenu peut gérer :

  • des articles ;
  • des scripts ;
  • des vidĂ©os ;
  • des podcasts ;
  • des sĂ©ries en prĂ©paration.

Un entrepreneur solo peut gérer :

  • des offres ;
  • des pages web ;
  • des clients ;
  • des outils ;
  • des automatisations ;
  • des prototypes.

La question n’est pas seulement :

« Qu’est-ce que je possĂšde ? »

La vraie question est :

« Qu’est-ce qui mĂ©rite mon attention maintenant ? »


Qu’est-ce qu’un dashboard ?

Le mot dashboard peut impressionner.

Pourtant, son principe est extrĂȘmement simple.

Un dashboard est un tableau de bord.

Comme celui d’une voiture.

Son rîle n’est pas de conduire à votre place.

Son rÎle est de vous montrer ce qui mérite votre attention.

Dans un projet numérique, un dashboard peut répondre à des questions trÚs concrÚtes :

  • Que possĂšde-t-on ?
  • Qu’est-ce qui est actif ?
  • Qu’est-ce qui est public ?
  • Qu’est-ce qui est encore en dĂ©veloppement ?
  • Qu’est-ce qui fonctionne ?
  • Qu’est-ce qui doit ĂȘtre vĂ©rifiĂ© ?
  • Qu’est-ce qui peut ĂȘtre archivĂ© ?

Dans Horizon Duo, le dashboard est progressivement devenu un véritable cockpit.

Il permet de visualiser :

  • les projets suivis ;
  • les applications publiĂ©es ;
  • les contenus YouTube ;
  • les ressources pĂ©dagogiques ;
  • les alertes de surveillance ;
  • les dĂ©cisions en attente ;
  • les prochaines actions Ă  mener.

La valeur du dashboard n’est pas de tout montrer.

Sa valeur est de rendre visible ce qui était devenu flou.


Quand les projets deviennent un patrimoine numérique

Pendant ce travail, une idée importante est apparue.

Je ne gérais plus seulement des projets.

Je gérais un patrimoine numérique.

Ce patrimoine est composé de nombreux actifs :

  • applications ;
  • articles ;
  • vidĂ©os ;
  • podcasts ;
  • livres ;
  • ressources pĂ©dagogiques ;
  • formations.

Chaque Ă©lĂ©ment reprĂ©sente du temps, de l’énergie et de l’expĂ©rience accumulĂ©s.

À partir d’un certain volume, il devient nĂ©cessaire d’en faire l’inventaire.

Car un actif oublié est souvent un actif sous-exploité.

Le dashboard permet justement de transformer une accumulation parfois confuse en un portefeuille lisible.

Et un portefeuille se pilote.


Codex : l’observateur du systùme

Pour gĂ©rer cet ensemble, j’utilise Ă©galement des agents IA.

Parmi eux, Codex occupe une place particuliĂšre.

Pour les lecteurs qui dĂ©couvrent cet univers, Codex peut ĂȘtre vu comme un assistant capable d’explorer des fichiers, des projets et une base documentaire afin d’en analyser le contenu.

Contrairement Ă  un simple chatbot, son rĂŽle n’est pas uniquement de rĂ©pondre Ă  des questions.

Il peut également :

  • inventorier des projets ;
  • rapprocher des informations ;
  • dĂ©tecter des incohĂ©rences ;
  • identifier des Ă©lĂ©ments oubliĂ©s ;
  • gĂ©nĂ©rer de la documentation ;
  • proposer des actions.

Je ne lui demande pas de prendre des décisions.

Je lui demande d’observer.

C’est une diffĂ©rence importante.

Pendant longtemps, les outils numĂ©riques nous ont aidĂ©s Ă  stocker l’information.

Aujourd’hui, ils commencent à nous aider à la surveiller.


Le Kanban moderne : qui doit faire le travail ?

Une fois que le dashboard donne de la visibilité, il faut pouvoir agir.

C’est là qu’intervient le Kanban.

À l’origine, le Kanban est une mĂ©thode visuelle permettant de suivre l’avancement d’un projet.

On retrouve souvent des colonnes comme :

  • À faire ;
  • En cours ;
  • À tester ;
  • TerminĂ©.

Mais avec l’arrivĂ©e des agents IA, une nouvelle question apparaĂźt.

Qui doit rĂ©aliser l’action ?

L’humain ?

L’agent IA ?

Ou une automatisation ?

Cette question est devenue centrale dans mon systĂšme.

Le Kanban ne sert plus uniquement Ă  suivre des tĂąches.

Il sert à répartir intelligemment le travail.


Trois acteurs, trois rĂŽles

L’humain

Certaines décisions nécessitent toujours une intervention humaine.

Par exemple :

  • les choix stratĂ©giques ;
  • les arbitrages ;
  • les publications ;
  • les dĂ©cisions commerciales ;
  • l’orientation d’un projet.

L’agent IA

L’agent IA intervient comme assistant.

Il peut :

  • analyser ;
  • synthĂ©tiser ;
  • dĂ©tecter ;
  • contrĂŽler ;
  • prĂ©parer de la documentation ;
  • proposer des pistes d’action.

L’automatisation

Certaines tĂąches rĂ©pĂ©titives peuvent ĂȘtre totalement automatisĂ©es.

Par exemple :

  • des contrĂŽles rĂ©guliers ;
  • des vĂ©rifications ;
  • de la surveillance ;
  • certaines mises Ă  jour.

Le vĂ©ritable enjeu n’est donc plus seulement de gĂ©rer des projets.

Il devient d’orchestrer intelligemment le travail entre l’humain, les agents IA et les automatisations.


Ce que je n’automatise pas

Il est tentant de vouloir tout déléguer.

Pourtant, certaines décisions doivent rester humaines.

Je n’automatise pas :

  • les choix Ă©ditoriaux ;
  • les orientations stratĂ©giques ;
  • les dĂ©cisions commerciales ;
  • les suppressions importantes ;
  • les arbitrages de prioritĂ©s.

L’IA peut prĂ©parer le travail.

Elle peut fournir des informations.

Elle peut signaler des anomalies.

Mais les décisions sensibles restent humaines.


De la mémoire au pilotage

Le premier épisode portait sur Obsidian.

Obsidian permet de construire une mémoire.

Ce deuxiÚme épisode porte sur le dashboard et le Kanban.

Ils permettent de piloter cette mémoire.

La progression devient alors naturelle :

  • Obsidian : je rassemble, je relie, je retrouve.
  • Dashboard : je visualise, je comprends, je mesure.
  • Kanban : je dĂ©cide, je priorise, je transforme l’inventaire en actions.

Pour ceux qui souhaitent dĂ©couvrir l’architecture complĂšte du systĂšme, les workflows, les captures d’écran et les exemples concrets utilisĂ©s dans Horizon Duo, un PDF complĂ©mentaire sera disponible dans le LAB IA Horizon Duo.


Conclusion

Un dashboard n’est pas un outil de performance.

C’est un outil de luciditĂ©.

Il ne sert pas à montrer que l’on travaille beaucoup.

Il sert Ă  voir ce qui existe, ce qui avance, ce qui bloque et ce qui doit ĂȘtre dĂ©cidĂ©.

Obsidian m’a aidĂ© Ă  construire une mĂ©moire.

Le dashboard m’aide à comprendre ce que je possùde.

Le Kanban m’aide Ă  dĂ©cider quoi faire.

Les agents IA m’aident Ă  prĂ©parer le travail.

Mais les décisions importantes restent humaines.

Parce qu’à force de crĂ©er, le vĂ©ritable risque n’est pas seulement de perdre ses idĂ©es.

C’est de ne plus savoir lesquelles mĂ©ritent encore notre attention.Dashboard et Kanban : comment reprendre le pilotage de ses projets

Pour aller plus loin

Le PDF complémentaire LAB IA consacré à cet épisode présente :

  • l'architecture complĂšte du systĂšme ;
  • les tableaux de bord utilisĂ©s ;
  • le Kanban Humain / Agent / Automatisation ;
  • les workflows de pilotage ;
  • les prompts Codex ;
  • les captures d'Ă©cran dĂ©taillĂ©es.

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